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L'actualité

Cinéma – audiovisuel

Une exécution ordinaire sur grand écran

Moscou, 1952. Ekaterina apprend, horrifiée, qu’elle est appelée à devenir le nouveau médecin personnel de Staline. Un film à voir dès ce 3 février.


Une exécution ordinaire © Studio Canal


Marc Dugain avait vu son roman La Chambre des officiers adapté au cinéma par François Dupeyron en 2000. Pour Une exécution ordinaire, il a décidé de passer lui-même derrière la caméra. Interprété par Marina Hands, André Dussollier et Édouard Baer, son film est en fait été tiré de la première partie de son livre : il dépeint Staline quelques mois avant sa mort, c’est-à-dire au comble de sa folie, dans la relation intime qu’il aurait pu avoir avec son dernier médecin personnel. Production bénéficiaire du soutien régional, ce face-à-face pervers est visible en salles à compter de ce 3 février.

 

Automne 1952, banlieue de Moscou. Jeune médecin urologue et magnétiseur, Ekaterina (Marina Hands) cherche désespérément à tomber enceinte de son mari, un physicien désabusé qui ne survit que grâce à l'amour qui le lie à sa femme. À son grand effroi, elle est appelée secrètement à soigner Staline, malade, au seuil de la mort, et qui vient de se débarrasser de son médecin personnel. Le dictateur s'insinue dans le couple et installe avec la jeune femme une relation où se mêlent confidences et manipulation. Tour à tour amical et pervers, le monstre livre son art de la terreur comme on ne l'a jamais vu…

 



Une exécution ordinaire © Studio Canal

« Le sujet du film ramène aux questions fondamentales que je me pose : qu'est-ce qui fait un dictateur ?, explique le romancier-réalisateur. La réponse est liée à la psychologie : les grands pervers sont des gens qui ont été brisés par leur père, soit ils ont été abusés, soit ils ont subi d'autres violences, ce qui est le cas de Staline, de Hitler. Lorsque la figure du père est détruite, la notion du bien et du mal est abolie. Il n'y a plus de limite. Â» Â« Le danger lorsqu'on veut représenter un dictateur, poursuit-il, c'est de tomber dans la caricature, (d’en faire) une brute épaisse et inculte. Ça ne suffit pas. Ainsi Staline était un homme instruit, il avait fait le séminaire, il avait cette culture orthodoxe de base que l'on décèle dans la manière dont il s'exprime. Â»

 

Le tournage du film a duré neuf semaines, du 12 janvier au 13 mars 2009. Il a eu pour cadre Moscou pour divers extérieurs, les palais de Ceausescu en Roumanie, et l'ÃŽle-de-France pour les 3/4 des scènes : l’intérieur du Kremlin a été reconstitué dans les studios de la SFP à Bry-sur-Marne (94), d'autres séquences ayant été filmées à Mériel (95) et à Paris (notamment à l'Université Paris V René-Descartes, dans le 6e, et à l'École nationale supérieure de meunerie et des industries céréalières, dans le 13e). Côté post-production, par contre, les prestataires sont tous franciliens : montage image chez Dum Dum Films à Paris, montage son chez Polyson à Joinville-le-Pont (94), bruitage, post-synchronisation et mixage aux auditoriums de Joinville (94), supervision musicale chez VK Productions à Paris.




Subvention

La Région a attribué 440.000 euros à F comme Film.

Sur le web

Une exécution ordinaire
Site officiel du film.

Infos pratiques

Une exécution ordinaire dans les salles

 

à partir du 3 février 2010

 
Article publié le 3 février 2010


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