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Cinéma – audiovisuel
À voir depuis ce 11 novembre, un documentaire aidé qui sort de l’oubli un film inachevé, dont Romy Schneider, alors toute jeune, devait être la star.
L’Enfer, d’Henri-Georges Clouzot, est un film à la fois mythique et maudit. Tout d’abord parce qu’il est resté inachevé alors qu’il avait tout pour être l’une des plus belles réalisations des années 1960 (cinéaste brillant, budget colossal, Romy Schneider et Serge Reggiani pour têtes d’affiche). Ensuite, parce qu’on croyait ses quelques scènes filmées perdues (à l’exception d’envoûtantes séquences d’essai de l’actrice principale).
Visible en salles depuis le 11 novembre, L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot est un documentaire-hommage magique. Réalisé par Serge Bromberg et Ruxandra Medrea, il ne se contente pas de revenir, avec témoignages à l’appui, sur le tournage du film et les raisons pour lesquelles il s’est arrêté. Au-delà et surtout, il donne à voir, un an à peine après qu’on les a miraculeusement retrouvées, le meilleur des 185 bobines tournées par Clouzot à l’été 1964. Des séquences qui s’apprécient d’autant mieux que Bromberg et sa co-réalisatrice y ont intercalé les scènes manquantes. Scènes qu’ils ont eux-mêmes filmées, d’après le script original bien sûr, avec pour interprètes Jacques Gamblin et Bérénice Bejo.
« Ils reprennent les rôles respectifs de Serge Reggiani et Romy Schneider, explique Serge Bromberg. L'histoire se construit et se déroule sous nos yeux, les images se font de plus en plus hypnotiques. Le mystère est là , tout entier. Il s'offre à nous et se dérobe à la fois. Nous voyons ce que Clouzot avait vu. Nous sommes au cœur de la création, qui n'a ni logique ni explication. Il n'est ici affaire que de beauté. »
Directeur artistique du Festival international du film d’animation d’Annecy, Serge Bromberg a réalisé plusieurs documentaires audiovisuels consacrés au cinéma (Histoire du gag en 1997, Les Premiers Pas du cinéma en 2004). Ce cinéphile œuvre par ailleurs, depuis une quinzaine d’années, dans la collecte, la restauration et la diffusion de films anciens. Ruxandra Medrea s’est, quant à elle, déjà fait remarquer en signant le documentaire Génération précaire, derrière les masques, sélectionné au Festival de Lussas 2007.
Produit avec le soutien de la Région, L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot a notamment impliqué une restauration des bobines retrouvées, laquelle a représenté 135 jours de travail chez divers prestataires franciliens. Outre qu'il a été sélectionné au Festival international du film de Toronto 2009, et à Lumière 2009, le premier festival du Grand Lyon, le film a eu l'honneur d'être présenté au Festival de Cannes 2009 en sélection officielle, dans la section Cannes Classics.
SubventionLa Région a attribué 75.000 euros à Lobster Films. Sur notre site
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Infos pratiques
L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot dans les salles
à partir du 11 novembre 2009 |
Article publié le 12 novembre 2009
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Culture
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