Un dispositif anti-ghettos pour une plus grande mixité sociale

Le Conseil régional a voté, ce 17 mars, le dispositif « anti-ghettos », qui consiste à cesser le financement de logements très sociaux (PLAI) dans les communes disposant déjà de 30% de logement social. Objectif : davantage de mixité sociale dans les quartiers franciliens défavorisés.

Aujourd’hui, 90 des 1.300 communes d’Île-de-France concentrent 66% du parc locatif social. Bien souvent, cette prépondérance de logements très sociaux dans certaines villes a conduit à créer des quartiers dits « ghetto », qui cloisonnent et concentrent les populations les plus fragiles et les plus vulnérables. La Région souhaite donc casser ces ghettos urbains via une répartition plus équilibrée des logements très sociaux sur tout le territoire régional pour favoriser la mixité sociale.

C’est le financement des logements PLAI (prêt locatif aidé d’intégration) qui est concerné. Ces logements, qualifiés de très sociaux, sont accessibles aux personnes en difficulté, dont le plafond de ressources annuelles est fixé à 12.725 euros pour une personne seule. Surreprésentés dans certaines communes, ils représentent plus de 25% des logements sociaux financés en 2014 (1).

La Région a donc décidé de cesser le financement des logements très sociaux dans les communes qui en comptent déjà plus de 30%. Elle veillera en parallèle à ce que tous les maires d'Île-de-France respectent la loi SRU, c’est-à-dire à la construction de logements sociaux dans les communes peu ou pas pourvues.

Le « dispositif anti-ghettos » que les élus régionaux ont adopté s’inscrit dans cet objectif de rééquilibrage territorial et d’une plus grande mixité sociale.

(1) Source : Sisal 2014, traitements OLS

Photo : © Pierre-Yves Brunaud/Picturetank

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