Se loger

Construire et réhabiliter davantage de logements sociaux, loger les jeunes, lutter contre la précarité énergétique, aider les copropriétés en difficulté… La Région intervient pour que les Franciliens vivent mieux chez eux.

Priorité à la construction de logements sociaux...

...là où il en manque, afin de préserver ou d’encourager la mixité sociale : la Région attribue désormais ses aides aux opérateurs du logement social en tenant compte du taux de logements locatifs sociaux présents sur la commune.

Se loger quand on est jeune ?!

Face au déséquilibre entre offre et demande, la Région s’engage à créer chaque année entre 3.000 et 4.000 logements étudiants. Quant aux jeunes de moins de 30 ans, la Région leur réserve désormais 5% des logements sociaux qu’elle finance.

Pour les aider à se loger, elle a également créé Solizen : ce dispositif d’intermédiation locative vise à faciliter l’accès des jeunes à des logements dans le parc privé, à des loyers maîtrisés. Huit associations et organismes œuvrant en faveur de l’insertion des jeunes ont été retenus par la Région et jouent les intermédiaires entre jeunes et propriétaires, afin que soient pratiqués des loyers d’environ 25% inférieurs aux prix du marché.

Lutter contre la précarité énergétique

En Île-de-France, sept logements sur 10 ont été construits avant les années 1970, notamment des immeubles mal isolés, difficiles à chauffer. Une situation qui place 700.000 occupants dans en précarité énergétique, les obligeant à consacrer plus de 10% de leurs revenus aux factures d’énergie, un nombre qui pourrait s’alourdir avec l’évolution du prix des énergies fossiles (fioul, gaz, électricité…). 

Plusieurs conventions entre la Région et les bailleurs sociaux sont en cours pour la réhabilitation des logements sociaux. Depuis 2011, un dispositif spécifique de rénovation thermique permet de rénover le parc le plus énergivore et de lui faire atteindre une performance de niveau BBC ou bâtiment basse consommation (consommation d’énergie réduite pour le chauffage, le rafraîchissement, l’eau chaude sanitaire et l’éclairage). La norme BBC impose une performance énergétique équivalente à 104 kWhep/m²/an pour la rénovation de l’habitat existant.

Pour le parc privé le plus énergivore, la priorité est donnée au traitement des bâtiments les plus énergivores (étiquettes E, F, G) dès lors que les travaux programmés permettent un gain de deux classes au minimum (l’atteinte de l’étiquette D), et à l’accompagnement des opérations permettant d’atteindre un niveau de consommation énergétique de 150 kWhep/m²/an (soit une étiquette C).

Dernier dispositif en date : le lancement de la Société d’économie mixte (SEM) « Énergies Posit’If ». La SEM accompagne les syndicats de copropriétaires pour réunir les financements publics existants (subventions directes, aides fiscales, prêts bonifiés…). Une fois les financements réunis, la SEM « Énergies Posit’If » complète le reste à financer pour permettre une rénovation thermique ambitieuse. Objectif : passer de 30 à 1.000 rénovations thermiques ambitieuses par an. Outre la Région Île-de-France, la SEM « Énergies Posit’If » compte 15 partenaires (13 collectivités franciliennes et deux institutions financières).

Pour la construction comme pour la rénovation, la Région apporte son soutien aux opérations les plus innovantes en matière d’énergies renouvelables pour le chauffage ou l’eau chaude, la récupération des eaux, la création de toitures-terrasses ou de murs végétalisés, l’utilisation de bois dans les constructions, l’écoconstruction et la conversion d’immeubles d’activité en logements sociaux.

Un habitat digne et agréable

La Région aide les copropriétés qui ne parviennent plus à faire face à leurs charges ou à leurs travaux, sur la base de diagnostics sur le bâti et social sur les ménages occupants.

Elle finance également les travaux pour lutter contre le saturnisme, des travaux d’accessibilité pour les personnes en situation de handicap, des travaux dans les foyers de travailleurs migrants, mais aussi tout ce qui peut rendre le quotidien des habitants plus agréable : parcs à vélos ou à poussettes, jardins partagés, locaux pour le tri sélectif des déchets…

Un établissement public foncier régional

Pour acquérir des terrains au meilleur prix, en partenariat avec les collectivités (à ce jour Paris, la Seine-et-Marne, l’Essonne, la Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne), afin d’y construire des logements et des locaux d’activité économique.

Établissement public foncier Île-de-France (EPFIF) :
4-14, rue Ferrus, 75014 Paris
Tél. 01.40.78.90.90. Site Internet : www.epfif.fr

Mieux vivre sa ville

Améliorer le cadre urbain et retrouver la convivialité ne passe pas que par la réhabilitation du bâti. La situation de certains quartiers défavorisés nécessite une intervention de l’ensemble des acteurs publics. C’est pourquoi la Région est présente dans les opérations de renouvellement urbain aux côtés de l’Agence nationale de rénovation urbaine (Anru). Des actions qui visent à améliorer le cadre de vie des habitants, en traitant les problèmes de logement, d’urbanisme, d’architecture ou de développement économique, mais aussi en améliorant les équipements publics collectifs, les transports en commun, les commerces de proximité, la santé ou encore la sécurité (financement d’antennes locales de police, de commissariats ou de gendarmerie ; systèmes de vidéosurveillance dans les gares…).