Agir pour l'environnement

Pilier de l’Éco-Région francilienne, la politique de l’environnement vise à réduire l’empreinte écologique de l’Île-de-France, qui abrite 20% de la population sur 2% du territoire national.

La politique régionale de l’environnement, l’agriculture et l’énergie traduit l’engagement de la Région pour la conversion écologique et sociale de l’Île-de-France. Ses objectifs sont de réduire l’empreinte écologique de l’Île-de-France et de préserver et reconquérir la qualité des milieux franciliens.

Préserver la ressource naturelle

Le précieux « capital nature » francilien est menacé. En effet, dans une région qui concentre près de 20% de la population française sur 2% seulement du territoire national, où l’espace est fragmenté du fait de l’étalement urbain et du développement concomitant des infrastructures de transport, les pressions sur les milieux et les écosystèmes sont particulièrement fortes. La Région préserve, restaure et met en valeur la ressource naturelle, condition de la qualité de la vie des Franciliens.

Préserver

La nouvelle politique de l’eau, adoptée mi-2012, est entrée en vigueur en 2013. Elle comprend désormais un volet important sur la gestion publique de l’eau, et l'espace public régional de l’eau créé par cette délibération a été mis en place. Un principe majeur de la politique régionale de l’eau est de promouvoir les démarches globales qui associent la mise en valeur du milieu naturel au traitement de la pollution. Elle privilégie la prévention des pollutions à la source, par des techniques les plus écologiques et  économiques possibles, l’amélioration de la qualité écologique et patrimoniales des eaux souterraines, des cours d’eau et des milieux naturels qui leur sont associés, la préservation des continuités écologiques, la renaturation des berges et la mise en valeur des zones humides, enfin la restauration des champs d’expansion des crues. L’action de la Région passe par un soutien financier aux collectivités locales. Elle s’appuie sur des contrats de bassin et de nappes.

Renaturer - Restaurer

Les berges de voies navigables et les milieux aquatiques – lacs, mares, fossés…– améliorent la qualité de la ressource aquatique lorsqu’ils sont en bonne santé. Par exemple, la Région soutient la « renaturation » des berges qui permet accroître la richesse de l’habitat à la limite eau-végétation.

La restauration des continuités écologiques par le traitement des obstacles que ce soit au niveau des cours d’eau ou des infrastructures, est une des priorités de la région en vue de faciliter la circulation des espèces pour leurs besoins vitaux.

Protéger la biodiversité

La biodiversité fait l'objet d'une nouvelle Stratégie régionale pour la biodiversité approuvée en septembre 2013. Les principaux objectifs sont notamment de mobiliser les franciliens en faveur de la biodiversité de la ville à la campagne et d’accompagner la mise en œuvre du Schéma régional de cohérence écologique à travers la déclinaison locale de la trame verte et bleue. Dans ce cadre, des aides régionales soutiennent notamment les actions des collectivités, des associations et des acteurs scientifiques. Les acteurs franciliens peuvent être soutenus dans leur démarche s’inscrivant dans un programme pluriannuel de préservation et de restauration de la biodiversité à travers la signature d’un contrat d’objectifs biodiversité (accessible aux entreprises également). 

Par ailleurs, en 2007, la Région a créé Natureparif, l'Agence régionale de la biodiversité, qui met en réseau au niveau régional les différents organismes dans les domaines du suivi et de la protection de la biodiversité. Natureparif encourage la diffusion des bonnes pratiques à travers la Charte régionale de la biodiversité . L’adhésion à la charte est une des conditions d’éligibilité des aides régionales en faveur de la biodiversité et aussi de l’assainissement des eaux usées.

Découvrir le Shéma régional de cohérence écologique (SRCE) de l'Île-de-France sur le site de Natureparif.
Ou télécharger les 5 tomes et false. 

Mettre en valeur

Les Régions ont compétence pour créer des réserves naturelles. Aujourd'hui, la Région a labellisé 11 réserves et elle est propriétaire de 5 d'entre elles gérées par l’Agence des espaces verts. Elles valorisent le patrimoine naturel et géologique francilien à travers des équipements et animations spécifiques pour le public.

Accompagner

La Région s’engage en faveur d’une agriculture plus respectueuse de la ressource naturelle, et plus proche des consommateurs. Elle aide les producteurs à faire évoluer leurs pratiques et accompagne ceux qui ont sauté le pas. Le développement de l’agriculture biologique est fortement soutenu. Un programme régional agri-environnemental a été adopté en 2007. La Région met également en œuvre une politique ambitieuse pour favoriser le développement de l’agriculture biologique, qui passe notamment par un plan d’action régional concerté (ParcBio) avec les organismes de développement agricole et les principaux acteurs de la bio en Île-de-France, notamment le Groupement des agriculteurs biologiques d’Île-de-France (Gabif).

L’agriculture périurbaine contribue de façon irremplaçable à la sauvegarde des ceintures et des « poumons » verts aux portes des villes. La Région s’engage dans une politique de maintien d’une agriculture périurbaine de proximité et de maîtrise des fronts urbains. C’est l’une des orientations du projet de Schéma directeur de la région Île-de-France (Sdrif) adopté à l'automne 2012. Elle œuvre aussi pour restaurer la Trame verte et bleue qui assurera une continuité entre les espaces naturels et agricoles.

Réduire les nuisances sonores et prévenir les risques

Les pollutions portent atteinte à la qualité de vie des Franciliens et à leur santé. Pour réduire les pollutions et les nuisances, ainsi que les risques, la Région privilégie la prévention.

Optimiser

Les déchets font l’objet de la plus grande attention de la Région, compte tenu des volumes considérables produits. La Région dispose de trois plans pour organiser le traitement de plus de 10 millions de tonnes de déchets (hors inertes) produits chaque année en Île-de-France et encourage avant tout les actions de réduction de la production de déchets : le Predma (déchet ménagers et assimilés), le Predas (déchets d’activités de soins à risques infectieux) et le Predd (déchets dangereux). Les déchets de chantiers, notamment les déchets inertes, avoisinant les 20 millions de tonnes, vont également l’objet d’un plan : le Plan régional de prévention et de gestion des déchets de chantiers issus du bâtiment et des travaux publics (le Predec). La Région apporte par ailleurs des subventions aux différents maîtres d’ouvrage potentiels pour des actions innovantes qui portent sur deux axes : la prévention des déchets ; l’organisation et l’optimisation des filières de collecte et de traitement.

 

Évaluer

Le bruit est aussi un fort enjeu de santé. Dans l’objectif de mieux connaître pour mieux agir, la Région a créé, fin 2004, un outil d’évaluation globale du bruit à l’échelle régionale : l’Observatoire du bruit en Île-de-France (Bruitparif), qui rassemble l’ensemble des partenaires concernés dans la Région. Elle s’est par ailleurs engagée pour soutenir l’élaboration des cartes du bruit. Elle aide également les responsables locaux à l’élaboration des Plans de prévention du bruit dans l’environnement (PPBE), et à la réalisation d’opérations pilotes en matière de lutte contre le bruit en Île-de-France.

La pollution de l'air est la seconde atteinte majeure à la qualité de vie des Franciliens, et ce en dépit d’améliorations notables, le niveau de certains grands indicateurs de la pollution atmosphérique ayant baissé.

Lutter contre le changement climatique

La réduction de l’empreinte écologique de l’Île-de-France est l’un des grands objectifs de la politique environnementale régionale. La Région relaie les efforts de la France et de l’Europe pour accroître la part des énergies renouvelables et d’origine locale dans la consommation francilienne, et pour réduire les rejets de gaz à effet de serre.

Développer

La Région a renforcé en 2012 la politique régionale de l’énergie en adoptant un plan régional de maîtrise de l’énergie et de développement des énergies locales et renouvelables. Ses cibles privilégiées sont le secteur du logement social et les bâtiments tertiaires, mais aussi les propriétaires particuliers. De nombreux projets sur le développement des réseaux de chaleur, d’installations de panneaux solaires photovoltaïques et aussi des projets structurants de chaufferies bois grande puissance sont aidés.

Maîtriser

La consommation d'énergie thermique et électrique dans les secteurs du logement social et des bâtiments tertiaires peut être mieux maîtrisée. Les collectivités territoriales et les bailleurs sociaux publics et privés pourraient réaliser 10 à 20% d’économies grâce à une isolation plus performante des immeubles de leur patrimoine, le remplacement de leurs équipements de chauffage obsolètes, un pilotage plus fin de leurs chaufferies et un meilleur suivi de leurs consommations

Accompagner les acteurs et le changement des pratiques

Pour accélérer le changement des pratiques, la Région participe à la promotion de l’éducation à l’environnement, soutient les associations et assiste les collectivités territoriales dans la réalisation de leurs Agendas 21. Les associations soutenues jouent un rôle précurseur d’alerte, en particulier sur le changement climatique ou l’érosion de la biodiversité. Elles interviennent sur le terrain pour protéger l’environnement et conduire des opérations innovantes. Elles participent également de manière décisive à l’éducation à l’environnement.